Best moment ever…

Best moment ever…

(via misschanandlerb)


“Et si c’était vrai…”, Marc Levy

- Identifier le bonheur lorsqu’il est à ses pieds, avoir le courage et la détermination de se baisser pour le prendre dans ses bras… et le garder. C’est l’intelligence du coeur. L’intelligence sans celle du coeur ce n’est que la logique et ça n’est pas grand chose.

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[…] aujourd’hui je me dis qu’une des qualités fondamentales pour vivre à deux c’est la générosité. […] Je me dis que pour prétendre partager une tranche de vie à deux, il faut cesser de croire et de faire croire qu’on entre dans une histoire qui compte si l’on est pas vraiment prêt à donner.

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Les adultes ont peur parce qu’ils ne savent pas faire la part des choses.

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- Nous sommes parfois impuissants face à nos désirs, à nos envies ou à nos impulsions, et cela provoque un tourment souvent insoutenable. Ce sentiment t’accompagnera toute ta vie, parfois tu l’oublieras, parfois ce sera comme une obsession. Une partie de l’art de vivre dépend de notre capacité à combattre notre impuissance. C’est difficile, parce que l’impuissance engendre souvent la peur. Elle annihile nos réactions, notre intelligence, notre bon sens, ouvrant la porte à la faiblesse. Tu connaîtras bien des peurs. Lutte contre elles, mais ne les remplace pas par des hésitations trop longues. Réfléchis, décide et agis! N’aie pas de doutes, l’incapacité d’assumer ses propres choix engendre un certain mal de vivre. Chaque question peut devenir un jeu, chaque décision prise pourra t’apprendre à te connaître, à te comprendre.

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[…] Ce sont là des choses bien simples, parfois désuètes, mais ne laisse pas les gens aigris, ou blasés dénaturer ces instants magiques pour celui qui sait les vivre. Ces moments-là portent un nom, Arthur, “l’émerveillement”, et il ne tient qu’à toi que ta vie soit un émerveillement. C’est la plus grande saveur de ce long voyage qui t’attend.

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Le temps ferme toutes les blessures, même s’il ne nous épargne pas quelques cicatrices.

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Hier est passé, demain n’existe pas encore, c’est aujourd’hui qui compte, c’est le présent. […] Mais justement, Lauren avait peur de “ce qui n’existait pas encore”. Arthur pour la rassurer lui dit que le jour suivant serait à l’image de ce qu’elle voudrait en faire. Elle vivrait au gré de ce qu’elle donnerait d’elle et de tout ce qu’elle accepterait de recevoir. “Demain est un mystère, pour tout le monde, et ce mystère doit provoquer le rire et l’envie, pas la peur ou le refus.”

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- […] Tu me dis tout le temps de ne pas penser à demain, profitons de ce moment qui est encore à nous.

- Mais là, je n’y arrive pas, je ne sais plus vivre le moment sans penser à celui qui suit. Comment fais-tu?

- Je pense à ces minutes présentes, elles sont éternelles.

 À son tour elle se décida à lui raconter une histoire, un jeu pour le distraire dit-elle. Elle lui demanda d’imaginer qu’il avait gagné un concours dont le prix serait le suivant. Chaque matin une banque lui ouvrirait un compte créditeur de 86 400 dollars. Mais tout jeu ayant ses règles celui-ci en aurait deux:

 - La première règle est que tout ce que tu n’as pas dépensé dans la journée t’est enlevé le soir, tu ne peux pas tricher, tu ne peux pas virer cet argent sur un autre compte, tu ne peux que le dépenser, mais chaque matin au réveil, la banque te rouvre un nouveau compte, avec de nouveau 86 400 dollars, pour la journée. Deuxième règle: la banque peut interrompre ce petit jeu sans préavis ; à n’importe quel moment elle peut te dire que c’est fini, qu’elle ferme le compte et qu’il n’y en aura pas d’autre. Qu’est ce que tu ferais?

Il ne comprenait pas bien.

- C’est pourtant simple, c’est un jeu, tous les matins au réveil on te donne 86 400 dollars, avec pour seule contrainte de les dépenser dans la journée, le solde non utilisé étant repris quand tu vas te coucher, mais ce don du ciel ou ce jeu peut s’arrêter à tout moment, tu comprends? Alors la question est : que ferais-tu si un tel don t’arrivait?

Il répondit spontanément qu’il dépenserait chaque dollar à se faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens qu’il aimait. Il ferait en sorte d’utiliser chaque quarter offert par cette “banque magique” pour apporter du bonheur dans sa vie et dans celle de ceux qui l’entouraient, “même auprès de ceux que je ne connais pas d’ailleurs, parce que je ne crois pas que je pourrais dépenser pour moi et pour mes proches 86 400 dollars par jour, mais où veux-tu en venir?” Elle répondit: “Cette banque magique nous l’avons tous, c’est le temps! La corne d’abondance des secondes qui s’égrènent!”

Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86 400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir il n’y a pas de report à nouveau, ce qui n’a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer. Chaque matin cette magie recommence, nous sommes re crédités de 86 400 secondes de vie, et nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n’importe quel moment, sans aucun préavis: à tout moment, la vie peut s’arrêter. Alors qu’en faisons-nous de nos 86 400 secondes quotidiennes? ” Cela n’est-il pas plus important que des dollars, des secondes de vie?”

Depuis son accident elle comprenait chaque jour combien bien peu de gens réalisaient comment le temps se compte et s’apprécie. Elle lui expliqua les conclusions de son histoire : ” Tu veux comprendre ce qu’est une année de vie : pose la question à un étudiant qui vient de rater son examen de fin d’année. Un mois de vie : parles-en à une mère qui vient de mettre au monde un enfant prématuré et qui attend qu’il sorte de sa couveuse pour serrer son bébé dans ses bras, sain et sauf. Une semaine : interroge un homme qui travaille dans une usine ou dans une mine pour nourrir sa famille. Un jour : demande à deux amoureux transis qui attendent de se retrouver. Une heure : questionne un claustrophobe, coincé dans un ascenseur en panne. Une seconde : regarde l’expression d’un homme qui vient d’échapper à un accident de voiture, et un millième de seconde : demande à l’athlète qui vient de gagner la médaille d’argent aux jeux Olympiques, et non la médaille d’or pour laquelle il s’était entraîné toute sa vie. La vie est magique, Arthur, et je t’en parle en connaissance de cause, parce que depuis mon accident je goûte le prix de chaque instant. Alors je t’en prie, profitons de toutes ces secondes qui nous restent.”

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“Thérèse Raquin”, Emile Zola

Quand ils pouvaient, derrière une porte, sans parler, ils se serraient les mains à se les briser, dans une étreinte rude et courte.

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[…] C’était une pie qui était la voleuse. On relâcha la servante… Vous voyez bien que les coupables sont toujours punis.

Grivet était triomphant. Olivier ricanait.

- Alors, dit-il, on a mis la pie en prison.

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Laurent, qui le regardait, leva le talon, d’un mouvement brusque. Il allait, d’un coup, lui écraser la face.

Thérèse retint un cri. Elle pâlit et ferma les yeux. Elle tourna la tête, comme pour éviter les éclaboussures du sang.

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Camille enjamba le bord et alla, en chancelant, s’asseoir à l’arrière. Quand il sentit les planches sous lui, il prit ses aises, il plaisanta, pour faire acte de courage.

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Quand il eu saisi sa main, il la serra avec force et la garda dans la sienne jusqu’à la rue Mazarine. Il sentait cette main trembler ; mais elle ne se retirait pas, elle avait au contraire des caresses brusques. Et, l’une dans l’autre, les mains brûlaient ; les paumes moites se collaient, et les doigts, étroitement pressés, se meurtrissaient à chaque secousse. Il semblait à Laurent et Thérèse que le sang de l’un allait dans la poitrine de l’autre an passant par leurs poings unis ; ces poings devenaient un foyer ardent où leur vie bouillait.

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Par moments, arrivaient des bandes de gamins, des enfants de douze à quinze ans, qui couraient le long du vitrage, ne s’arrêtant que devant les cadavres de femmes. Ils appuyaient leurs mains aux vitres et promenaient des regards effrontés sur les poitrines nues. Ils se poussaient du coude, ils faisaient des remarques brutales, ils apprenaient le vice à l’école de la mort. C’est à la Morgue que les jeunes voyous ont leur première maîtresse.

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[…], il ne songeait guère à Thérèse. Il pensait parfois à elle, comme on pense à une femme qu’on doit épouser plus tard, dans un avenir indéterminé.

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Lorsque Suzanne et Madame Raquin sortirent de la chambre nuptiale, et que la vieille mercière dit d’une voix émue au jeune homme que sa femme l’attendait, il tressaillit, il resta un instant effaré ; puis il serra fiévreusement les mains qu’on lui tendait, et il entra chez Thérèse en se tenant à la porte, comme un homme ivre.

_____p.145

Il s’étendit longuement sur les ennuis de son emploi, sur les larges horizons que l’art lui ouvrait ; maintenant qu’il avait quelques sous et qu’il pouvait tenter le succès, il voulait voir s’il n’était pas capable de grandes choses.

_____p.175

- Là, franchement, lui dit-il, je ne t’aurais pas cru capable de peindre ainsi. Où diable as-tu appris à avoir du talent? Ça ne s’apprend pas d’ordinaire.

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Puis il crut distinguer les mains du jeune homme blond qui se glissaient autour de la taille de Thérèse. La fenêtre se ferma avec un bruit sec.

Laurent compris. Sans attendre davantage, il s’en alla tranquillement, rassuré, heureux.

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“Harry Potter et les Reliques de la Mort”, J.K. Rowling

Il y eut un bruit de pas précipités, un éclat de cuivre étincelant, un clang! retentissant et un hurlement de douleur : Kreattur s’était rué sur Mondingus et lui avait abattu une casserole sur la tête.

_____p.263

L’aube sembla succéder à la nuit avec une précipitation proche de l’indécence.

_____p.280

-Ce vieil imbécile, marmonna Abelforth.

Il but une autre gorgée d’hydromel.

-Il a toujours pensé que mon frère répandait le soleil par tous ses orifices, il en était convaincu.

_____p.657

-Voyons, Neville, dit Ron, quand on veut faire de l’ironie, il faut choisir le bon endroit et le bon moment.

_____p.670

-Ce n’était pas vraiment un pique-nique, vieux, répliqua Ron.

_____p.678

Il y eut un grand fracas lorsque les crochets de Basilic tombèrent en cascade des bras d’Hermione. Se ruant sur Ron, elle lui passa les bras autour du cou et l’embrassa en plein sur la bouche. A son tour, Ron lâcha les crochets et le balai qu’il tenait entre les mains et lui rendit son baiser avec tant de fougue qu’il la souleva de terre.

_____p.730

Harry ne regarda pas en arrière lorsqu’il referma la porte du bureau.

_____p.809




Happy Birthday Joseph Gordon-Levitt!  February 17th, 1981.

Happy Birthday Joseph Gordon-Levitt
February 17th, 1981.

(via misschanandlerb)


“Nous nous aimions, le temps d’une chanson”

Le souvenir d’un moment exquis, en très bonne compagnie. Affublée de mes 3 comparses entourés d’un halo de lumière doré, autour d’un piano, chantant la javanaise de ce cher Gainsbourg. Une cigarette à la main. Des vagues de douce paroles chantées. Moment intime, d’une telle bienveillance.


Vanilla Twilight
Owl City
Ocean Eyes
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Oh darling I wish you were here


Mutual Love

“To die by your side 
Is such a heavenly way to die”
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 ♥
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(reblog via fuckyeah500daysofsummer)

To die by your side

Is such a heavenly way to die

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I wonder
Bobby Bazini
[Flash 9 is required to listen to audio.]

It’s the only thing that i’m actually doing… wondering.


“L’écume des jours”, Boris VIAN

Colin prit un couteau et s’arrêta au moment d’entamer la surface unie.

-Il est trop beau, dit-il. On va attendre un peu.

-L’attente, dit Chick, est un prélude sur le mode mineur.

_____p.81

-Mais suis-je?

-Là! dit Nicolas.

-Ah!… bien!… dit le docteur.

_____p.178

-C’est, dit Colin, que nous sommes assez pressés.

-Nous, ajouta Chick, voudrions les avoir tout de suite.

-Si, répondit le marchand, vous voulez alors attendre, je vais préparer ce qu’il faut.

_____p.188

C’était une pipe sur le tuyau de laquelle Chick reconnut aisément la marque des dents de Partre.

_____p.225

-Qu’est-ce que vous faites dans la vie, vous? demanda le professeur.

-J’apprends des choses, dit Colin. Et j’aime Chloé.

_____p.255

Il la fit lever et ramassa sa robe.

-Remets-la, ma chatte, dit-il. Tu vas avoir froid.

-Non, dit Alise, ça ne fait rien.

Elle se rhabilla machinalement.

_____p.286

[…], il chercha sur la liste le nom suivant, et vit que c’était le sien. Alors, il jeta sa casquette et il marcha dans la rue, et son coeur se fit de plomb, car le lendemain, Chloé serait morte.

_____p320

-Ça n’a aucun rapport avec la religion, marmonna Jésus en bâillant.

Il secoua un peu la tête pour changer l’inclinaison de sa couronne d’épines.

_____p.326

-Mets ta tête dans ma gueule , dit le chat, et attends.

-Ça peut durer longtemps? demanda la souris.

-Le temps que quelqu’un me marche sur la queue, dit le chat; il me faut un réflexe rapide. Mais je la laisserai dépasser, n’aie pas peur.

______p.334